UKULU VERS LES BAHAMAS 1 PARTIE QUÉBEC À OSWEGO

Jour 01 : lundi le 15 octobre 2007 - Québec à Trois-Rivières (58 mn)
Après 5 ans de travaux, de préparatifs et d’efforts, nous voici enfin partis pour un voyage de 8 mois…hum disons 7 mois car nous avons quitter avec 1 mois de retard ! Mais comme dit si bien le dicton : mieux vaut tard que jamais !
Je me souviens quand j’étais petit et que je jouais à la cachette et qu’on disait prête pas prête j’y vais ! Bien 35 ans plus tard, je redis la même phrase car si on attend que le bateau soit complètement finit, je pense que l’on trouvera les raisons pour ne pas partir.
Faut dire que hier dans la journée, on a eu notre moment de découragement ! Après avoir fait le plein de fuel, on quitte le quai et quelques mètres plus loin, on tombe en panne de moteur, plus rien et portant c’est un moteur neuf ! Pour se rendre compte que nous avons eu une infiltration d’eau dans le grand réservoir de fuel et comme je dis toujours à mes enfants quand on a un problème n’y a pas de problème mais une solution. Et la notre ne nous plaît pas tellement car il faut transvider le fuel afin d’en retirer l’eau. Ça nous aura pris 4-6 heures et le résultat est encore douteux. En plus, pour couronner le tout on a eu droit à un blocage complet de nos 2 lavabos.
On a gardé courage et avons arrosé le tout avec un bon souper et une couple (!) de verre de vin.
On a donc pu partir que ce lundi matin, ainsi nous avons donc quitter la marina de Sillery vers 6h30 afin de prendre le plus de courant de marée montante. Le début fût un peu corsé une fois passé sous le pont de Québec jusqu'à Donnacona avec un assez bon clapot mais par la suite, le fleuve est devenu plus maniable et surtout plus confortable.

Cette première étape fût bien plaisante en famille et tous ont pu profiter à chacun son rythme le va et vient de la mer. Un premier parcours sans faille….ou presque car il reste encore de l’eau dans le réservoir et aux 30 minutes, il faut décanter cette eau afin que le moteur de s’arrête pas en route.
On a croisé beaucoup de cargos, provoquant de bonnes vagues au plaisir des enfants.

Après 58 miles nautiques (mn) , nous avons jeter l’ancre tout près de Trois-Rivières. On a finit par la pêche pour les enfants.

Pour finir cette étape, je crois que certains membres d’équipage souffrent déjà …. !
Un a eu le scorbut :

et une autre est atteinte de mongolisme : pas Charles mais regardé ce qui arrive à Doris
Espérant que les 2 autres seront exempté de tout cela !
Jour 02 : mardi le 16 octobre 2007 - Trois-Rivières à Tracy (48 mn)
Soleil, soleil et enfin du soleil ! Ça fait du bien au moral des troupes ! De plus, on a enfin notre 5e équipier soit le pilote automatique que je viens de finir d’ajuster et qui barre comme un grand et même pas besoin de le nourrir ! Reste à lui trouver un plus joli nom que celui que je lui avais trouvé depuis le début de son installation soit le ptit christ car il m’a pas mal sué. On a donc lancé un concours pour lui trouver un nom. Charles veut l’appeler : Pirate Maboule et Thomas : Koubie (la chienne de André et Carole)
Pour le reste de la journée rien de particulier sauf peut être la gérance des caractères des jeunes qui se font sentir de plus en plus depuis le départ. Il est certain qu’avec 10-12 heures de moteur par jour, les boys trouvent cela long. On va s’ajuster et trouver une façon pour que les journées soient plus agréables pour eux…..et pour nous aussi !
Ah oui, j’oubliais la partie de bingo en plein air que Dodo a fait avec les enfants.

L’ancre est jeté vers 18h00 et Doris nous concocté un délicieux repas et sommes couchés assez tôt car la fatigue nous rattrape très rapidement une fois les 20h00 sonnées !
Jour 03 : mercredi le 17 octobre 2007 - Tracy à Longueuil (30 mn)
Au lever, on a droit à un brouillard complet nous obligeant à rester à l’ancre, le temps qu’il se lève. Durant ce temps, j’en profite pour faire des travaux et faire le premier changement d’huile du moteur car il doit être fait au premier 25 heures étant donné qu’il est neuf. J’arrange aussi divers trucs qui ne fonctionnent toujours pas.
Nous levons l’ancre vers 11h00 et arriveront vers 18h00 devant la marina de Longueuil et à notre grande surprise, on entend un Ukulu de loin et qui je vois c’est Jocelyne et Jean-Denis qui sommes venus nous dire un bonjour accompagné de M. Hogue.
Jour 04 : jeudi le 18 octobre 2007 - Longueuil à Valleyfield (40 mn)
Pendant le déjeuner, j’entend une corne de brume et un grand mouchoir rouge s’agite sur la rive et je reconnais mon cher ami André Desmarais venu lui aussi nous saluer.
Comme je ne veux pas entrer avec Ukulu dans la marina par manque d’eau, on mets notre petite annexe à l’eau et allons faire le plein de fuel et de bouffe, Doris en profite aussi pour aller récupérer des pièces Volvo au terminus.
On repart vers les 13h00 pour s’attaquer à notre première écluse soit celle de St-Lambert.


Tous se passe bien et les enfants sont impressionnés par tout le processus d’éclusage et écoutent toutes nos directives sans faille, dommage que ça ne soit pas toujours ainsi !
On décide de faire l’autre écluse de Ste-Catherine mais une fois rendu, on nous avise qu’il y a des travaux pour 2 heures et qu’il a un cargo montant qui aura priorité. On décide donc de souper, un ptit BBQ et dès que nous pourrons faire l’écluse on la fera.

Les haut-parleurs de l’écluse nous call vers le 20h00 et procédons pour faire l’écluse même s’il fait noir, Thomas nous accompagne sur le pont et nous donne un bon coup de main en allant porter la gaffe à Doris ou à moi. Une fois passé, la soirée est tellement confortable et la météo n’annonce pas de vent, on décide de pousser jusqu'à Beauharnois en obligeant de traverser le Lac St-Louis de nuit. L’idée nous séduit tout les deux, ainsi couchons les enfants et mettons le bateau en ordre pour une navigation de nuit c'est-à-dire chaque chose à sa place et bien rangé.
On se retrouve donc moi et Doris à se relayer la barre ou la navigation et savourer ainsi toute la magie de la navigation de nuit. J’ai toujours trippé naviguer de nuit surtout une nuit sans vent, étoilée et accompagné par ma douce aimée. On se laisse un arrière plan de musique donnant ainsi une ambiance fort agréable. Et ça nous rappelle que 10 ans auparavant on quittait le Lac St-Louis avec notre premier voilier : Passager du vent !
On atteint les écluses de Beauharnois vers minuit, nous avions en tête de s’amarrer au quai de service mais on se rend compte qu’ils l’ont enlevé pour la saison. Je contacte donc l’éclusier par le VHF et on nous ouvre l’écluse qui est très impressionnante, je crois que c’est la plus haute. Une fois rendu en haut de l’écluse, on apprends que l’autre quai est aussi enlevé et qu’il y a peut être un quai 6 mn plus loin, on décide donc de continuer. Mais ce quai n’existe plus et finalement on jette l’ancre vers 4h00 du matin après avoir passé 2 ponts levants et essayé de s’accoster au quai du port de Valleyfield mais sans succès car le gardien nous a gentiment demandé de quitter sur le champ….c’est 6’ et quelques pouces ne m’on pas laissé grand choix.
On jette donc l’ancre vers 4h00 du matin dans le canal hors de la route des cargos et je vous jure que le sommeil ne sera tardé.
Jour 05 : vendredi le 19 octobre 2007 - Valleyfield à Snell (35 mn)
Comme vous le deviné, le réveil fût très rapide avec nos « ours » qui se lèvent à 7h00. Même si Doris avait tous mis en place sur la table pour leur déjeuner avec aussi 3 films et une note. Charles n’a pas pu s’abstenir de venir nous dire merci de lui avoir laissé une note et le réveil suivra rapidement car en allant dehors, je réalise que nous avons chassé, je call donc rapido presto Dodo de venir aidé pour quitter. En fait, on n’avait pas chassé, j’avais juste mal visé nos repères de 3 heures avant, mais de toute façon, on veut profiter du vent de l’est pour traverser le Lac St Francois long de ses 30 mn. On est béni car en arrivant à la fin du lac, le vent vire au sud-ouest et augmente à 20- 25 kn comme quoi on avait fait le bon choix.
Je suis impressionné par la beauté de la section sud du lac avec des superbes résidences et des îlot.

:
Le reste de la journée fût fort agréable pour tous, en voici quelques photos.


Nous jetons l’ancre finalement 1 mn en aval de l’écluse américaine de Snell car le vent augmente de plus en plus et la pluie commence, préférant le confort du bateau à celui de pluie et il y a aussi la fatigue qui nous guette et on s’était promit de ne pas pousser notre voyage comme nos convoyages. Le reste de la journée est consacré à la lecture, cours de musique pour Charles (flûte), pêche avec Thomas et Doris nous cuisine un bœuf bourguignon pour ce soir.
La soirée fût très agréable en commençant par un bœuf bourguignon que Dodo nous a mijoté et par un film familial que nous avons écouté dans le salon ou plutôt dans le carré mais on avait abaissé la table pour plus de confort. Les enfants se sont endormis dans le carré ainsi que la mère qui a écouté, je dirais 5 minutes du film….faut dire que nous avions dormi que 3 heures la veille.
ATTITUDE PITOYABLE DES ÉCLUSIERS DE NOS CANAUX CANADIENS
Je ne peux passer sous silence la piètre attitude de nos éclusiers vis-à-vis nous, les navigateurs.
En 13 ans de carrière de petit marin que je suis, je n’avais jamais vu autant d’attitudes aussi pitoyables que ceux des éclusiers des écluses que nous venons de faire. Des vrais fonctionnaires encrassés dans leur routine et qui ne feront aucun effort pour changer, ils vont mourir dans leurs habitudes et rien ne va les changer ! C’est dommage pour la nouvelle génération qui aimerait travailler et donner une nouvelle image plus que gâchée. Je n’invente rien car j’en avais entendu parlé mais là je suis resté bouche bée devant autant de lassitude vis-à-vis leurs travails.
Je vous fais part des quelques contacts que nous avons eu et vous pourrez en juger par vous-même.
a) Lorsque nous avons fait l’écluse de Ste-Cartherine, une fois rendu en haut de l’écluse on voit un type mal habillé qui tend une perche et sans même nous souhaiter la bienvenue, nous lance : c’est qui qui a l’argent ? collecte le cash (car les frais sont de 25$ par écluse) et se retire sans nous dire bonsoir. Pour moi, ce type travaillait dans une église à collecter la quête mais a dû être renvoyé par le curé.
b) L’écluse de Beauharnois, la plus pitoyable ! Le type me lance le câble quelques 80 pieds plus bas et je me dépêche de le mettre au taquet car j’ai un vent par l’arrière, le bateau pèse 30 000 lbs, il est minuit etc. J’attends l’énergumène me crier de donner du mou sur le cordage car il doit l’attacher…je suis stupéfiait de voir que le type n’avait pas encore attaché son amarre avant de l’envoyer ! Une fois rendu en haut, le type nous demande, sans nous dire bonsoir bien sûr, si nous allons passer le pont St-Louis ce soir. Je lui dis que si on ne trouve pas le quai qu’il nous avait dit qu’il y avait à 6 mn pour nous accoster, nous passerons mais si je le trouve, on accoste pour la nuit et passeront le pont demain. Tenez vous bien pour la final de ce type, il me lance bien frette, ouais c’est pas mal trop compliqué ton affaire ! et remonte dans son véhicule sans rien dire de plus, nous laissant ainsi sans info pour la suite des choses.
Bref et pour finir, c’est vraiment lamentable de voir que nous payons leurs salaires et que ces gens sont blasés de leurs jobs ou tout simplement encastré dans leurs habitudes et conventions collectives.
Je me permettrais de proposer au gouvernement que la chambre des communes vote un projet pour qu’ Immigration Canada engage les immigrés et les mette à la place des ces types au lieu de les retourner dans leur pays. Je vous jure que ça serait bien plus plaisant de se faire accueillir par un large sourire et par un buenos dias ou encore buenos tardes au lieu d’entendre seulement : c’est qui qui a le cash ?
Espérant qu’une personne travaillant dans le milieu des écluses puisse lire cette partie et la rapporte à ces supérieurs ou sinon j’espère que quelqu’un connaît un contact pour faire une plainte car je serai le premier à le crier fort.
Jour 06 : samedi le 20 octobre 2007 - Snell à Iroquois (30 mn)
Dû à la météo pas très invitante, nous retardons le départ vers 10h00 avant de lever l’ancre. Cette section fût longue et pas très jolie car il n’y avait pas beaucoup de vie mais elle est faite et demain on finit la dernière écluse.
Pour ce soir, on est accosté au quai de Iroquois en espérant que l’éclusier ne va pas nous caller pour faire l’écluse ce soir. Finalement, on nous à pas caller pour faire l’écluse mais on nous a demandé de quitter le quai et d’aller accoster à un autre endroit car il est maintenant interdit de passer la nuit au quai des écluses (locks). Une belle place tranquille ou nous avons pu sortir et marcher un peu…au plaisir des enfants

Jour 07 : dimanche le 21 octobre 2007 - Iroquois à Alexandria (46 mn)
La prochaine section fût sans contredit la plus belle avec ses demeures incroyables et surtout les 2 châteaux de toute beauté. De plus, le soleil nous a accompagné toute la journée ainsi qu’un fort vent de face provoquant des belles vagues cassantes

On jette l’ancre dans un bel endroit et on en profite pour prendre nos douches et un ptit 5 à 7 avec chips et bière… jus pour enfants bien sûr ! En soirée, on a pu observer les étoiles avec le télescope que Charles a reçu de sa grand-mère Rosiane avant le départ pour son cadeau de fête. Charles a bien aimé de pouvoir observer la lune de si près et faire ses propres observations.

Jour 08 : lundi le 22 octobre 2007 - Alexandria à Oswego (58 mn)
On a une superbe fenêtre météo pour passer le Lac Ontario qui est en fait une mer intérieure donc on ne veut pas risquer avec un mât de 55’ de long attaché sur le pont.
On n’aurait pas pu planifier mieux car en arrivant à l’entrée du lac, le vent de face que nous avions a diminué pour devenir calme vers la fin de la journée. On atteint donc Oswego vers 19h00 à la noirceur mais sans problème d’accostage.
Comme nous sommes maintenant en territoire américain et que nos douanes ne sont pas fait, on ne va pas à terre et Doris et les enfants en profite pour écouter un film en plein air dans notre véranda (avec les chaises et tous ce qui traîne, ça ressemble à cela). Pour ma part, je réussi à avoir une bonne connexion et faire des appels skype avec Christian (qui s’occupe de VSF) et aussi avec nos amis André et Carole qui sont pas mal plus au sud que nous. Et aussi de payer les bills sur internet et traiter nos emails.
Jour 09 : mardi le 23 octobre 2007 – Oswego
Au lever, je vais faire les douanes et prendre des infos pour faire les écluses, le tout sous la pluie. On prends une journée de repos et espère que demain la pluie aura cessée sinon on va devoir quand même partir car on a appris ici que les écluses vont fermer le 1er novembre et non le 15 (ce que l’on croyait!), ce qui nous laisse pas grand temps.
On se compte chanceux d’avoir pu passer hier le lac car aujourd’hui et pour les prochains jours, ils annoncent de bons vents et de la pluie ce qui nous aurait pas laisser grand temps pour faire cette section et on aurait pas vraiment aimé sortir le bateau de l’eau ici et comme disait Charles ce matin acheter une maison ici ! Ah ces enfants, ils pensent toujours que la vie est simple comme bonjour….dès fois j’aimerais bien revenir un jeune gamin et penser ainsi !
Voyage de UKULU vers les Bahamas 2007-2008
2 ieme partie Oswego à Sandy Hook (New Jersey)
Ouf ! Je reprends la plume ou plutôt le clavier avec plusieurs semaines de retard ! Et oui…depuis Oswego je n’ai pas écris une seule ligne, pas par manque de contenu mais par manque d’énergie.
Je dois vous avouer qu’après 10-12 heures de route et tous les trucs à gérer soit pour le bateau ou soit pour la famille, quand vient notre moment libre, après avoir couché les enfants, je n’ai plus la force de pousser sur le bouton de mon ordi, je tombe littéralement endormi et imaginez dès fois il n’est que 19h00.
Au moment, d’écrire ces lignes, nous sommes à l’ancre tout près de Beaufort en Caroline du Nord pour la journée car il passe un bonne dépression et préférons attendre ici que le tout passe et prendre une journée d’arrêt, ce qui me laisse du temps à reprendre l’écriture.
Avant de vous raconter la suite de notre voyage, j’aimerais revenir un peu en arrière pour vous raconter 2 évènements que j’ai omis d’écrire dans la première partie et qui m’apparaît intéressant à écrire.
Tout d’abord, il y a eu tous les petites rencontres entre famille et amis avant notre départ. On avait commencé avec la famille à Doris en les invitant à une épluchette de blé d’inde alors que la bateau n’était même pas encore à l’eau. Ce fût une belle journée en leur compagnie et en leur montrant dans quoi nous allions naviguer pour les 8 prochains mois. Comme le temps n’était pas très clément à finir la fête dehors, on a fini le tout par un souper à l’intérieur du voilier, à 13 personnes, eh oui il avait suffisamment de place !

Par la suite, on a reçu ma famille (qui viennent des Laurentides et de Montréal) au condo car on voulait en même temps aller marcher au Mont Ste-Anne, cueillir des pommes et faire un souper tous réunis avant notre départ. Le dimanche, nous sommes aller dîner au voilier, cette fois ci, Ukulu était à l’eau. Ils sont repartis en fin d’après-midi.

Pour finir, on a eu le big party de chum à la marina de St-Michel-de-Bellechasse. À un moment donné, nous étions 15 personnes dans le carré du voilier à bavarder et à faire éclater les bouteilles de champagne. Pas besoin de dire qu’il régnait une ambiance fort agréable, le tout à finit au milieu de la nuit. Un gros merci à ceux qui ont fait un aller retour de Montréal et banlieue pour venir nous voir, ce fût très apprécié. Après toutes ces rencontres, je dois avouer que nous n’étions pas malheureux que se soit finit. Pas parce que ces rencontres ne nous plaisent pas mais comme on commence à être tard dans le temps, il faut à tout prix partir.

L’autre évènement fût les conférences que Thomas et Charles ont donné dans leur classe, ce fût superbe de les voir exposer leur projet à leur amis et de voir l’interaction entre tous. Il a même eu mon Charles qui m’a fait rire quand il a finit son exposé, il a dit à sa classe y en a qui on des questions, il avait même la baguette du professeur en main et le plus surprenant y a eu plein de question et de bonnes questions que Charles a pu répondre. Une très belle expérience.
Bon bien les événements sont à jour, nous pouvons continuer notre voyage d’où nous l’avions laissé en essayant de ne pas trop en oublier !
Pour les 7 prochains jours, je vais vous éviter de répéter toujours la même style de texte car ils sont pas mal toujours semblables soit lever vers 6h00, départ vers 7h00 et on se tape entre 4 et 5 écluses et on finit vers le 17h00, au coucher du soleil. Je vais donc plus me concentrer sur les faits que nous ont marqué et qui ont rendus agréables ce passage de près de 30 écluses.
Jour 10 : Oswego lock # 1 à Phoenix jeudi 25 octobre 2007 (24 mn)
Notre première écluse fût assez impressionnante car nous sillonnons, dans un canal, une rivière à fort débit et cela donne une drôle d’impression de faire du rafting mais en terrain plat…et sécuritaire. Notre arrêt fût aussi très agréable car le petit village de Phoenix met à la disposition des navigateurs, un grand quai avec tous les services : eau, électricité, pomp-out, table de pique-nique et le tout gratos! il on l’affaire les américains comme disait Elvis Gratton.
Nous en avons profité pour faire jouer les enfants au soccer et pour prendre des marches dans le village.

Jour 11 : Phoenix à Rome vendredi 26 octobre 2007 (42 mn)
Même scénario qu’à Phoenix, Rome met à la disposition un superbe quai (sans service) adonnant à un grand parc avec chute d’eau. Cette escale aura été pour Doris et moi une occasion de retomber en amour ! Ce n’est pas que nous l’étions plus mais avec les derniers mois avant le départ, disons que l’on n’a pas eu grand temps pour le couple. Je vous raconte :
Après avoir jouer : freezbee, soccer et pêche avec les enfants et Doris, et après souper nous sommes allé faire une grande promenade, dans la ville de Rome. Lorsque nous sommes revenus, Doris est restée assise sur le banc en face du bateau et je ne sais pas, je la trouvais radieuse et en harmonie avec elle-même et le goût de la séduire m’est apparue une belle occasion. Je reste assis sur le voilier et elle sur un banc dans le parc qui est juste à coté d’Ukulu et là je commence, en anglais, à la séduire, au grand rire des enfants qui étaient avec moi sur le bateau. Pas besoin de vous dire qu’il faisait toutes les grimaceries pour que je puisse pas inviter Doris à venir nous joindre mais Doris s’est laisser séduire et à finit dans la chambre du capitaine…au plaisir des enfants et du capitaine ! Ça doit être le nom Rome qui a évoqué en nous le plaisir de la séduction !
Jour 12 : Rome à Fort Plent lock 15 samedi le 27 octobre 2007 (44 mn)
Pas grand-chose à dire sur cette journée, sauf des beaux escarpements de chaque côté de la rivière ! Comme nous ne trouvons pas de quai à accoster dans les villes passées en après-midi, juste à près le coucher du soleil, on a accosté au quai de cette écluse.

Jour 13 : Fort Plent à écluse # 7 : dimanche 28 octobre 2007 (46 mn)
Ce matin, malgré un radieux soleil, les vents étaient assez forts et puisque je n’aime pas faire les écluses avec des vents de 20 nœuds et surtout dans le dos. Nous restons à quai et partons découvrir à terre, il y a un superbe sentier de randonnée qui sillonne le long de la rivière et qui mène au village. Il en ne prend pas plus long pour nous déguiser en randonneurs et partons découvrir ce sentier sous un beau ciel bleu, évidemment les enfants ne peuvent s’empêcher de se lancer des feuilles mortes !

Jour 14 : Écluse # 7 à l’écluse # 6 : lundi 29 octobre 2007 (10 mn)
Petite journée direz-vous mais les vents se sont calmés que vers la fin de l’après midi et nous en avons profiter pour passer l’écluse # 7 et se rendre au quai municipal du prochain village si on peut appeler cela un village mais n’empêche que le quai était très bien. Demain, on va entamer la dernière section des écluses qui est en fait 4 écluses en 5 mn ce qui en fait le plus grand dénivelée en si peu de distance au monde soit environ 120’.
Jour 15 : écluse # 6 à Waterford mardi 30 octobre 2007 (5 mn)
Ce fût très impressionnant que de faire ces 4 écluses très proches une de l’autre ! Mais sommes bien contents d’en être sortis et surtout 2 jours avant la fermeture. Nous arrivons à Waterford, cette ville est très bien organisée pour recevoir les navigateurs avec tous les services incluant douche et wifi sans frais toujours. Nous y resterons la journée complète. Nous en profitons pour aller chercher un peu de frais au supermarché, faut dire que depuis notre départ, nous n’avions pas fait aucun achat en chemin. Disons que Doris a rempli les cales pour 6 mois…minimum ! Nous profitons aussi des douches pour en enlever une épaisseur! C’est le genre d’escale que nous resterions davantage mais comme il nous reste encore une écluse sur la Hudson et qui ferme demain, nous devrons écourter et filer dès l’aube.
Waterford est à la jonction du canal Érié et le canal Champlain (qui relie le Lac Champlain à la rivière Hudson).
Jour 16 et 17: Waterford à Castelton-on-the-Hudson : mercredi 31 octobre 2007 (24 mn)
Après une avant-midi au moteur, nous voilà enfin rendu à l’endroit où on va remettre le mât en place et ça me travail la tête depuis quelques jours car je me demande comment on va faire pour remettre ce mât de 55 pieds à deux ?
Dès notre arrivée, on se met à l’ouvrage et nous défaisons le tas de spaghetti (cordage) qui retenait le mât sur le pont. Ça nous aura pris finalement près de 3 heures pour remettre le mât en place et heureusement que des gens de la place sont venus porter main fortes vers la fin car je pense que je serai encore là à essayer de mettre le mât dans sa base, je comprends maintenant pourquoi la base du mât s’appelle le tabernacle….. Il faut dire que la grue manuelle n’est pas si simple et qu’il y a différent ajustement afin que le mât soit aligné avec le bateau.
De plus, lorsque j’ai fixé les barres de flèche, j’en avais mis une avec un tour dans les haubans avec le résultat que j’ai dû monter dans le mât, défaire la barre de flèche et lui faire un tour sur lui même. Comme cadeau final, le pataras n’était pas du bon bord donc j’ai dû en même temps refiler le pataras du bon bord. Je sais pas si vous avez déjà filé un hauban de 12 mm sur plus de 30-40 pieds en hauteur avec un mât toujours pas fixé .. pas facile !. La beer fût bonne une fois finit !
Pour finaliser tout le montage des voiles, poulies, gréement, ça nous aura pris 2 jours de 10 heures mais nous sommes enfin content de voir le mât à sa place ainsi que tous ces éléments, Ukulu reprend de sa noblesse.

Nous devions aller passé l’Halloween avec les boys mais nous étions tous crevés. Nous ommes restés à bord et avons plutôt fait un souper avec menu mélangé, c'est-à-dire que l’on pige l’ustensile et le repas. On peut donc se retrouver à manger son dessert en premier avec un couteau ou encore sa soupe avec une fourchette etc, un jeu que les enfants adorent. Voici le menu de la soirée :
o Soupe à la morve de chien à trois têtes (connue sous le terme crème de champignons)
o Pâtes aux verres de terre et à la bave de sangsue (alias spagetti à la sauce aux arachides)
o Crottes de chat (ressemble étrangement à des petits chocolats type Oh Henry)
Comme vous pouvez le constater, ce menu ressemble à celui de PFK !!!
Jour 18 :Castelton on the Hudson à Catskill : jeudi 1 novembre 2007 (24 mn)
Une section facile qui se fera à moteur car pas de vent et accostons au quai d’un restaurant. Nous allons se promener un peu et on se couche tôt.
Jour 19 : Catskill à Kingston : vendredi 2 novembre 2007 (42 mn)
L’ouragan Noël est annoncé dans notre coin et allons se réfugier dans le port du petit village Kingston, une protection complète. Cette section se fera toute à la voile au portant, nous savourons le plaisir de naviguer sans la voile métallique (le moteur !). Nous filons parfois à plus de 7 kn sous une mer plate, quel plaisir !
Nous accostons encore à un quai d’un restaurant comme hier mais n’avons pas vraiment accès à aller à terre, ce qui fait que nous nous couchons encore très tôt…au grand plaisir des parents.
Jour 20 : Kingston à Hawerstraw : samedi le 3 novembre 2007 (64 mn)
Notre plus grosse journée depuis le départ et en prime le 3-4 kn sous voile. L’ouragan Noel qui sévit au large de New-York avec des vents de 60 kn et une mer de plus 20 pieds nous a donné de bons vents toute la journée. Nous avions mis que le genois et filions à plus de 7 kn à certaines occasions. Nous jetons l’ancre dans un bel baie bien protégée des forts vents et tombons de fatigue pas très tard non plus.
Jour 21 : Hawerstraw à New York : dimanche 4 novembre 2007 (21 mn)
Une section que j’avais hâte de faire car nous avions hâte que les boys puissent voir la statue de la liberté et New-York, ils en avaient tellement parlé. C’est aussi pour nous l’approche de la mer et toutes ces contraintes qui vient avec, c’est un peu la que commence la vrai aventure.
Les enfants ont pris plaisir à barrer quelques minutes durant cette section, à notre grand plaisir.

Nous prenons un mooring à la 79e avenue marina, cette marina nous donne accès immédiatement à Mannathan, Central Park et Time Square.
Pas besoin de vous dire que dès que nous avons finit de nous accrocher au mooring (qui ne fût pas si facile avec 3 kn de courant) nous sautons dans l’annexe et quittons pour une balade de 5 heures pour aller visiter les 3 endroits cités ci-haut. Pas besoin aussi de vous dire que les boys avaient peine à marcher au retour (vous pouvez en juger par les photos ci-jointes).
J’avais dans le passé, mouiller souvent ici mais je n’avais jamais pris le temps d’aller se promener dans NY et je m’étais promis de le faire dans ce voyage. Nous avons été impressionné par la propreté de cette ville et de la sécurité qui y règne.
À Central Park, il y a avait le Marathon de New-York (course à pied) et il y avait pas mal de monde. J’ai été impressionné de voir ce parc en plein centre-ville de NY. Quelle belle idée d’avoir gardé un plan vert dans ce monde géant de ciment et de tours.

Par la suite, on est allé souper dans un bon restaurant et puis sommes aller dans Time Square. Tout à fait impressionnant ce Time Square avec toutes ces affiches lumineuses, ces boutiques. On a vu un Toys–r-Us sur 3 étages avec manège pas besoin de vous dire que nous y sommes rentrés aussi vite que nous y sommes sortis, un vrai attrape touriste. On a aussi vu un Best Buy sur 3 étages, comme disait Elvis Gratton THINK BIG hostie.

Nous sommes revenus au bateau, vers 21h, complètement vidés et pas besoin de vous dire que les boys réclamaient leurs lits à notre retour. Doris et moi avons prit une tisane avec une vue sur NY qui était tout à fait incroyable…une fois assis sur une chaise !

Jour 22: New York à Sandy Hook : lundi 5 novembre 2007 (24 mn)
Nous quittons tôt le matin pour avoir le courant de marée descendante pour cette section car on ne veut reculer une fois rendu au dernier pont car il y a pas mal de courant, d’ailleurs il nous aura aidé tout le long de cette section. Dans le port de NY, c’est fou de voir tous les bateaux bouger dans tous les sens, les hélicoptères, la police sur eau etc on doit être attentifs à tous ce qui bouge. Je me suis fait prendre par une vague arrière d’un tug et Ukulu c’est faite presque couché sur le côté une fois que nous avons eu sa vague super forte et très courte, les chandeliers ont presque touché à l’eau.
La journée est sublime pour voir la fameuse statue de la liberté, pas de vent, un superbe ciel bleu. La fameuse statue est la juste devant nous et les enfants sont super excités de la voir en vrai et de si proche. On prends les rituelles photos afin d’en garder un souvenir. On fait des ronds devant pour la voir dans tous les sens et aussi pour les photos. Ce n’est pas la première fois que je passe devant mais c’est toujours plaisant et aussi je me rappelle beaucoup de beau souvenir que j’avais eu à passer devant cette statue lors de convoyage précédent.

J’avais beau eu avisé Charles de ne pas essayer de monter tout en haut de la statue mais comme toujours, il n’a pas écouté. En voici la preuve qu’il a pu monter jusqu’en haut de la statue afin de la voir de plus près. Ah ses enfants qui ne veulent jamais écouter

Nous jetons l’ancre en mi-journée derrière la jetée de pierre de la marina de Sandy Hook et profitons du calme que ce mouillage nous donne. C’est içi que nous faisons les préparatifs pour prendre la mer et allons attendre la fenêtre météo pour rallier Norfolk en Virginie soit environ 200 mn plus au sud sans arrêter à Cap May.
Voyage de UKULU vers les Bahamas 2007-2008
3 ieme partie Sandy Hook à West Palm Beach
Au moment d’écrire cette partie, nous sommes aux Bahamas depuis 1 mois (Exumas), il faut donc que je fasse travailler mes neurones afin de me souvenir de tout ou du moins le plus possible ! Comme il passe actuellement un cold front, j’ai du temps pour me remettre à écrire.
Jours 23-24-25: Sandy Hook à Nortfolk : mardi à jeudi 6-7-8 novembre 2007 (253 mn)
Ça y est, notre fenêtre météo est là et nous relevons l’ancre en début d’après-midi afin de rallier Norfolk en direct sans faire d’escale, à moins de mauvais temps ou de bris. On a un beau vent du NW de 20-25 noeuds, le départ sera ardu car nous devons remonter vers le nord afin de sortir de notre mouillage et de prendre la mer. Une fois la pointe de Sandy Hook sur notre arrière, nous filons, avec le courant et le vent dans le dos, à plus de 9 kn vers notre objectif. On se regarde tous les deux et on se dit, si ça peut durer ainsi !
Mais comme vous vous en doutez, dès que nous sommes un large, on a perdu le courant et la vitesse est descendu aux alentours de 6 kn ce qui est quand même très bien. Nous filons bien avec un vent au largue et nous avons grand-voile (2 ris) et genois. Le bateau se barre bien mais mon pilote ne fonctionne toujours pas et on doit se relayer aux 3 heures.
J’avais promis aux enfants que nous pêcherions un beau et gros poisson lorsque nous serons en mer. Et bien, en jetant la ligne à l’eau, 5 minutes plus tard, je remonte un bluefish d’une dizaine de livres. Vous aurez du voir l’excitation des boys de voir la ligne se courber et surtout de voir le poisson dans l’épuisette, c’était de toute beauté et je ne peux mettre en mots toute cette excitation ! Une fois le bluefish sorti, nous nous sommes diriger vers l’avant pour le mettre en filet et là encore, j’avais 4 grands yeux et 2 bouches qui posaient pleins de questions.

À la tombée de la lumière, on a toujours un petit pincement dans les trips ! On tombe dans un climat d’alerte continuel car on ne voit rien surtout quand on n’a pas de lune, ce qui est notre cas actuellement et on se voit foncer dans pleins de trucs. Je parle bien sûr pour moi cas, Doris est plus sereine que moi ou plus relax. Nos quarts seront établis de la sorte et resteront toujours les mêmes durant nos navs de nuit afin que notre système puisse s’habituer. Doris sera à barre de 21h00 à minuit et de 3h00 à 6h00 et pour ma part je ferai de 18h00 à 21h00 et de minuit à 3h00. Pour les quarts de jour, on garde des horaires de 3 heures en stand by. Le pilote sera en fonction la deuxième nuit et nous en sommes vraiment contents car barrer la nuit surtout par vent arrière, grand largue, demande beaucoup de concentration afin d’éviter l’empannage (même si nous avons une retenue en tout temps) et garder le cap sans trop faire valser le voilier.
Pour les enfants, leurs quarts de sommeil seront de 20h00 à 7h00 le lendemain et cela sans se réveiller. Je sais pas pourquoi qu’en vieillissant on ne dort plus comme les boys. Le bateau aura beau valser, gîter ou même lorsque nous faisons du moteur, y a rien pour le réveiller sauf la faim bien sûr !
Ce que nous trouvons dur dans ce genre de navigation, c’est qu’à 7h00 du matin, les boys sont pétants d’énergie et nous, il n’y a plus grand pétant dans notre body. On récupère donc dans le reste de la journée. Dans une navigation plus hauturière, c’est différent car nos veilles sont plus simples car il n’y a pas de trafic de bateaux, de cargos, de haut-fonds, de bouées, etc, Le large c’est le large donc on peut même dormir durant notre veille et se réveiller aux heures sans danger. Tandis que près de la côte comme nous le faisons, ils faut être en éveille continuellement afin d’éviter tous les obstacles énumérés plus haut.
Le reste de cette section se passe sans anicroche sauf peut être le vent qui lâche le deuxième jour et nous devons finir à moteur. Notre arrivée à Norfolk se fera dans de belles conditions et au lever du jour. Pour ceux qui n’ont jamais fait cette partie de Norfolk, il est préférable de le faire dans ce genre de conditions car il y a plusieurs bouées, d’intersections et surtout de trafic de cargos et de bateaux pêcheurs.
Au réveil des enfants, ils sont émerveillés devant le spectacle qu’offre la plus grande station navale au monde ou des USA, je sais plus. Pendant 1 à 2 miles nautiques, on voit se défiler devant nos yeux des porte-avions, des navires de guerre et même des sous marins.

Nous jetons l’ancre devant la borne 0 de l’Intracoastal vers 10h30 et allons se coucher. C’est ici que va commencer la longue descente vers la Floride dans ce qu’on appelle ICW soit intracostal waterway soit des canaux creusés à l’intérieur des terres qui relie Nortfolk à Miami. Ce qui veut dire qu’il est possible de rallier ces deux endroits sans jamais prendre la mer. Sauf que pour nous, avec notre tirant d’eau de 7 pieds, ça sera difficile de ne pas toucher le fond car n’y a pas beaucoup d’eau dans l’ICW et ça varie selon les États.
Jours 26 - 27: Norfolk à Great Bridge: samedi 10 et dimanche 11 novembre 2007 (9 mn)
Ce samedi 10¸ça sera une petite journée direz vous avec seulement 9 mn mais quelle journée ! Tout d’abord, il y a un trafic fou car c’est un long week-end qui commence aux USA. Et aux attentes de ponts, qui ouvrent selon des horaires, on doit se maintenir sur place et avec le courant et le vent dans le dos ce n’est pas facile. En plus, il faut s’habituer de voir que 2-3 pieds sous la quille ce qui est bien différent avec la mer.
De plus, à l’approche de la seule écluse qu’il ait dans l’ICW, un espèce de gros loveboat nous oblige à tous se tasser d’un coté du chenal afin de le laisser passer escorté par la Coast Guard. Il semblerait que ce navire est échoué et ait été endommagé et qu’ils ont dû le remorquer par l’ICW. C’est impressionnant de voir ce gros navire avancé dans le petit canal. On doit attendre pas mal longtemps avant de pouvoir faire l’écluse qui sera fait d’ailleurs à l’épaule d’un navire québécois. Par la suite, nous trouvons un voilier (un canadien de la Nouvelle-Écosse) qui accepte de nous prendre à son épaule pour la nuit au quai gratuit (un des seuls) à Great Bridge. Nous y restons les 2 jours du week-end afin de faire descendre les enfants qui n’avaient pas mis les pieds à terre depuis New-York soit environ 7 jours. C’est un peu comme des pitous, ils faut les faire courir de temps en temps !
Durant cette escale, on rencontre le voilier Océanite que nous avions passer une soirée mémorable l’an dernier au Bahamas et aussi je rencontre Daniel un type qui était venu me voir au Vieux-Port avant notre départ. Il se dirige vers Cuba avec son bateau moteur. À partir d’içi, on va socialiser un peu plus car on rencontre beaucoup de gens et disons que nous avons plus le temps de prendre le temps de jaser.
Durant cette escale, on en profite pour faire l’épicerie (du frais), les pleins de fuel et d’eau et de randonnée dans la forêt.
Jour 28: Great Bridge à Albermal Sound (Broad Creek): lundi 12 novembre 2007 (44 mn)
À partir d’ici, les journées vont pas mal se ressembler car nous quittons vers les 6h00-7h00 du matin et trouvons un ancrage vers les 17h00, il n’est pas vraiment conseillé de naviguer de nuit dans l’ICW. C’est du moteur à 99% du temps et notre seul défi est de ne pas s’échouer et si cela arrive, il est assez facile de s’en sortir tout seul car les fonds sont de vase, faut juste pas entrer à 7 nœuds et c’est pourquoi qu’avec notre grand tirant d’eau on doit souvent ralentir.
Nous trouvons une magnifique baie pour ancrer d’un clame remarquable, on y jette l’ancre vers 18h00 et c’est le souper, un film et le dodo qui ne saura pas tarder.
Jour 29: Albermal Sound (Broad Creek) à Beelhaven: mardi 13 novembre 2007 ( 58 mn)
Dans cette section, la seule difficulté est le passage de l’Albermal Sound . C’est un énorme inlet qui relie une rivière à la mer et par gros temps ça peu brasser pas mal! Nos conditions pour le faire sont superbes avec un vent de 10-15 kn sur le travers sur une bonne partie et dans le nez pour l’autre partie. Nous trouvons notre mouillage très tard car une fois passer ce sound on doit faire l’Alligator river, un long corridor de 20 miles tout droit sans courbe. On a l’impression de faire du surplace surtout que l’environnement n’est que d’arbres, sans vie et ni maisons.
Jour 30: Beelhaven à Adam Creek (Beaufort): mercredi le 14 novembre 2007 (72 mn)
Là aussi, il y a 2 sounds à franchir et il est préférable de les faire dans de bonnes conditions. On ne pourrait demander de mieux sauf peut être du vent mais disons que depuis notre début, le soleil et la chaleur ne fût pas nos compagnons les plus fidèles. Mais galarno a décidé de nous accompagner pour cette journée et les boys ont même mis leurs costumes de bain et ils se sont allongés sur la plage arrière pour se faire bronzer.

Nous aurions aimé atteindre Beaufort ce soir mais nous préférons jeter l’ancre ici que d’arrivée de nuit là bas et aussi il annonce un coup de vent pour demain et je préfère être dans un endroit où il n’y a pas trop de bateaux et surtout pas de courant.
C’est ici que nous célébrons notre 30ième jour de mer et aussi notre 1000 mn. Mais ne nous affolons pas quand je dis célébrons ! J’aurais pu aussi écrire soulignons au lieu de célébrons !
Honnêtement, on n’aurait jamais pensé être ici après seulement 30 jours sachant toute la route que nous avions à faire et que le ferions avec nos boys. Auparavant, nous n’avions pas beaucoup navigué en famille et nous savions que nous aurions pas mal de compromis à faire. Nous sommes très contents d’avoir pu descendre si rapidement sans trop d’ennui.
Jour 31 : Adam Creek (Beaufort): jeudi le 15 novembre 2007 ( 0 mn)
Au réveil, le vent était très présent, en fait il s’était levé la veille et n’avait pas lâché de la nuit. La météo annonce des gales warning dans tout notre secteur pour la journée. On décide de lever l’ancre quand même mais une fois dans le canal, je décide de ne pas continuer et de retourner à notre ancrage car le vent est fort et je ne veux pas aller à Beaufort où la zone d’ancrage doit être pleine avec ce temps.
C’est ici que je réussi, pour la première fois, à faire un contact vocal sur le réseau du capitaine et parlant avec une personne qui est en Martinique. Je découvre petit-à-petit cette merveille qui est la radio-amateur avec toutes ses possibilités que se soit l’envoi de notre position, l’envoi et la réception des emails, la commande de cartes météo, de grib files, de buoys weather etc. C’est vraiment efficace et ça fonctionne bien si bien sûr la propagation est bonne. Et quel plaisir de faire tout cela à partir du voilier bien assis.
Je me souviens de bien de mes convoyages ou je devais courir les cabines téléphonique ou les cafés internet pour garder contact. Et souvent beaucoup de frustrations pour les connexions ou encore les tarifs demandé. Je me souviens une fois aux Iles Vierges, il demandait plus de 10$ US pour 5 minutes de connexion et avec en prime une vitesse archie lente. Il est vrai que la vitesse n’est pas vite sur la radio-amateur mais tu sais à quoi t’en tenir et il n’y a pas de frais.
Jour 32: Adam Creek (Beaufort) à Swansboro: vendredi le 16 novembre 2007 (42 mn)
Le vent s’est calmé et nous permet de lever l’ancre dès le lever du soleil. À l’arrivée de Beaufort, on voit nos premiers dauphins et quelle joie pour les enfants. Ce qui est drôle c’est à ce même endroit que moi et Doris avions aussi vu nos premiers dauphins 10 ans auparavant. La vie fait bien les choses parfois !
Une fois rendu devant l’inlet de Beaufort, nous voulions prendre le large mais comme il annonce des forts vents du SW , donc dans le nez, nous décidons de continuer par l’ICW jusqu'à Cape Fear pour ensuite prendre le large.
En fin de journée à notre ancrage, quelques dauphins nous accompagne durant l’heure du souper et ils ne semblent pas nerveux.
C’est aussi ici 2 ans avant que je m’étais fait escorté par la Coast Guard en convoyant un bateau accidenté d’un ouragan, et que je n’avais pas le fameux cruising permit. J’avais passé 2-3 heures d’interrogatoire pour finalement obtenir la permission de continuer. J’en garde un bon souvenir.
En prime, aujourd’hui nous avons passé au sud de Beaufort et nous en sommes soulagé car nos assurances nous avaient donné le 15 novembre, comme date limite pour être au sud sinon on perdait notre couverture. On l’a eu de justesse mais on est soulagé de l’avoir fait dans les temps et ainsi éviter les négociations avec nos compagnies d’assurances.
Jour 33: Swansboro à Wrightville: samedi 17 novembre 2007 ( 51 mn)
Pas grand-chose à écrire pour cette section si ce n’est que nous avons jeter l’ancre à la noirceur presque dans le canal car la zone de mouillage qui était sur nos cartes ne donnait pas les profondeurs que les cartes avaient. On a donc jeté l’ancre à la limite du canal et notre seul crainte est quand le courant va changer, de ne retrouver en plein canal. Mais nous sommes 3 voiliers et avec tous nos feux de mouillage et de cockpit, ont attire quand même pas mal l’attention et tout à bien été
Jour 34: Wrightville à Carolina Beach: dimanche 18 novembre 2007 ( 7 mn)
C’est dans cette section que nous aurons eu le moins d’eau sous la quille de toute l’ICW. On a même touché le fond 3 fois de suite. J’ai dû reculer et me trouver une zone avec plus d’eau afin de continuer.
J’étais bien heureux de jeter l’ancre dans la très belle baie protégée de Carolina Beach. La seule ombre est un espèce de gros catamaran américain, bien sûr, qui est venu jeter l’ancre juste en avant de nous et pourtant il avait beaucoup de place dans cette baie. Il aurait pu aller jeter l’ancre plus loin mais non il la jette en avant de nous et recule a une longueur de notre voilier. Je lui cris ‘’ Do you want to come at my shoulder ‘’ mais il ne réagit pas et ne bouge pas non plus son énorme conteneur.
C’est ici aussi que les boys auront leur premier contact avec la mer et aussi de toucher à un palmier. Pas besoin de vous dire qu’à cette latitude et à cette période, il y a avait que 2 jeunes énervés dans la mer, l’eau était glaciale mais pas pour les jeunes. Ils ont réussi à me faire saucer mais pas au complet. On a donc passé une partie de l’après-midi et sommes allé manger au resto le soir, nous prenons de plus en plus le beat des vacances mais sur de courtes périodes.

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Réaction de Charles à sa première gorgée d’eau salée

Jour 35 à 38 : Carolina Beach à St-Augustine lundi 19 au mercredi 21 novembre 2007 (315 mn)
On nous annonce une belle fenêtre météo et comme prévu,une fois rendu à Cape Fear, nous prenons le large pour mettre le cap vers St-Augustine (Floride). Cela va nous éviter de faire l’ICW de la Caroline du Nord , du Sud et surtout la Georgie ou il n’a pas beaucoup d’eau.
Quel plaisir de naviguer avec de l’eau sous la quille et de ne pas avoir à dealer avec les courants et les ponts !
Le vent sera absent, ce qui fait que nous mettrons notre voile métallique (!) (moteur) durant tout le parcours et notre gentil et valeureux pilote sera en fonction. Ce qui nous laisse du temps à lire ou faire autre chose durant nos quarts de nuit. Je me suis même permis dans mes quarts de nuit entre 12h00 et 3h00 d’écouter un film sur le DVD portatif bien assis sur une chaise de balcon. Quel plaisir !
Nous avons eu aussi beaucoup de dauphins qui ont nagé avec Ukulu à notre grand plaisir ! Nous avons aussi pris un joli thon qui fût délicieux au souper. Doris n’en avait jamais mangé et elle a bien aimé, je lui ai servi dans le cockpit avec un petit verre de rouge.

Le beat s’installe et les quarts sont moins difficiles que lors de notre première sortie en mer. Les enfants sont moins exigeants le matin et nous laisse plus de temps à nous à notre réveil. On a même droit à une nouvelle lune qui nous éclaire le chemin la nuit et nous permet de mieux voir et se sentir moins seul.

Notre arrivée à St-Augustine est très agréable avec un léger vent et un soleil de plomb. Nous voilà enfin en Floride, un autre objectif d’atteint ! Finit les laines polaires, les tuques et mitaines !
Le choix du mouillage est pas mal complexe car aucune profondeur ne correspond avec les cartes et on se fait crier d’aller au fond de la baie, derrière les bateaux. Mais avec le courant qu’il a ici, ce n’est pas évident de naviguer entre les bateaux quand tu as en que 2 pieds sous la quille. On doit garder une bonne vitesse pour contrer le courant et même temps on doit faire attention à ne pas toucher le fond. Bref, une heure plus tard l’ancre est jetée mais le bateau semble encore naviguer tellement que le courant est fort. Avec le vent contraire le bateau va jusqu’au bout de chaîne et revient dans l’autre sens. Ce genre de situation m’énerve car tu ne sais pas si tu vas aller toucher un autre voilier. Tout le monde au mouillage valse de la sorte. On finit par s’habituer au va et vient du voilier et on décide d’aller à terre.
Petite anecdote d’il y a 10 ans avec Doris. :
C’est ici que nous avions décider de ne pas utiliser le quai des annexes pour sauver 5 malheureux dollars et que nous avions aperçu un endroit pour aller beacher l’annexe mais ce n’est qu’une fois rendu à cette place que nous nous apercevons que c’est rempli de coquillages coupants comme de couteaux et en une seconde on se retrouve avec une énorme trou sur un des boudins qui a coûté près de 150 $ de réparations par la suite. Quelle belle économie !
Doris et moi nous nous étions promis que si un jour on revenait ici on paierait le maudit 5 dollars. Donc une fois rendu à quai, on aperçoit personne pour nous collecter et on se dirige vers la ville. Après quelque pas, je décide de revenir et je dis à Doris, te souviens-tu de ce que nous nous étions promis ! On retourne donc et on finit par trouver le responsable et on paie la somme qui est maintenant 10$, je paie avec un grand sourire au préposé qui ne doit pas comprendre mon large sourire et toute l’importance de cette opération.
La ville de St-Augustine est vraiment jolie et en prime elle est toute décorée pour les fêtes. C’est très touristique et très historique aussi. Pour ce soir, on va au resto bouffer une immense pizza hawaïenne et on se balade un peu dans les rues. Doris et les boys rencontre le pirate de Caraïbe et il accepte de se faire prendre en photos. Nous faisons la rencontre de 2 équipages québécois à notre retour.


Jour 39 à 41: St-Augustine à Daytona Beach jeudi à dimanche 22 au 25 novembre 2007 ( 44 mn)
Nous pensions pas faire cette section de l’ICW en une seule journée car nous sommes partis vers 10h00 et qu’à plusieurs endroits, on a dû réduire de beaucoup la vitesse car on avait qu’un pied sous la quille et que nous avions 2 ponts avec des heures différentes, dont 1 qui nous a fermé le pont à la dernière minute nous obligeant à mettre la renverse au max pour ne pas foncer dedans. On a jeté l’ancre à la noirceur. En cherchant notre mouillage au spot light, on remarque un truc qui flotte mais on ne réussi pas à savoir quoi ce n’est que le lendemain au jour que nous comprenons que cette un toit de bateau moteur qui a coulé !
Doris et moi décidons d’un commun accord qu’à partir d’ici on slaque le beat et on tombe en mode vacance. On y reste donc 3 jours avant de poursuivre. On va donc à la plage avec la planche de surf des boys et on rigole pas mal en essayant de faire du surf avec les vagues qui soit dit en passant sont pas mal grosses. On devaient avoir l’air rigolo mais l’important était de s’amuser avec les boys. C’est ici aussi ou on peut rouler sur la plage avec les voitures ce que je trouve enlève la tranquillité des plages habituelles
Les autres journées sont consacrées à la plage et aussi au rollerblade que nous n’avions même pas encore sortis des sacs. On décide aussi de s’allouer un peu de temps seul chacun notre tour donc en AM je vais faire du roller seul et en PM je pars avec les boys à la plage ce qui laisse toute l’après midi à Doris à se reposer. Faut comprendre que depuis près de 40 jours, on a pas eu beaucoup de temps libre et qu’on commence à en réclamer !
C’est içi que Charles a attrapé son premier poisson comme dirait le dicton ‘’tel père tel fils’’. Charles a attrapé une truite de mer et était fou comme un balai.

Depuis peu, Charles a établi son bureau d’école dehors (fiez-vous pas à la photo en pensant que Charles est un élève exemplaire)

Jour 42: Daytona Beach à New Smyrna Beach : lundi 26 novembre 2007 ( 18 mn)
On reprend le beat de l’ICW après quelques jours d’arrêt à Daytona qui fût bien apprécié. Nous n’avions pas prévu arrêter ici à Smyrna mais quand nous avons passé devant le centre-ville, il nous a plus aussitôt car il y avait un immense parc pour les enfants tout en bois et un bord de mer invitant.
Aussitôt l’ancre jeté et testé bien sûr ! Nous nous dirigeons en annexe pour aller visiter, les enfants sont emballés par le magnifique parc qui s’offre à eux. Par la suite, on va se promener dans la rue principale qui est bien jolie avec ses restos et boutiques qui semblent se spécialiser dans l’antiquité. Nous revenons tous bien contents de cette escale courte mais bien appréciée de tous. On avait promit aux enfants que les journées seraient moins longues à moteur et que nous irions plus souvent visiter.

En après midi, je pars en dinghy faire la mangrove et on voit de beaux oiseaux et des dauphins, je les taquines de faire attention aux crocodiles car nous sommes en Floride. Nous aboutissons dans un parc et nous allons faire une petite randonnée dans la jungle (pour les impressionner)

Nous quittons tôt le lendemain car nous voulons atteindre Cocoa Beach qui est juste après Tittusville.
Jour 43: New Smyrna Beach à Cocoa Beach mardi 27 novembre 2007 ( 48 mn)
Nous arrivons tard en soirée à notre mouillage car cette étape est peu profonde et nous devons à plusieurs reprise réduire notre vitesse à 2 n car on a souvent qu’un pied sous la quille. On a prit l’habitude de ces peu de profondeurs et je stress moins mais on reste toujours sur ses gardes.
Dès le souper finit, on file faire une visite éclaire à la ville qui est superbement jolie et bien décoré pour les fêtes. Ici aussi, la spécialité semble être l’antiquité comme à Smyrna. Il y a aussi de très beaux resto, café tous plus invitant les un des autres. Nous revenons tard au bateau et le sommeil ne se fera pas attendre.
Jour 43 : Cocao à West Palm Beach mardi - mercredi 28-29 novembre 2007 ( 121 mn)
Au réveil, je propose à Doris de remonter sur nos pas et sortir par l’inlet de Cap Canaveral afin de rallier directement West Palm sans passer par l’ICW. Je commence en avoir assez des faibles profondeurs et cette section, à certains endroits, a de bons courants dû aux inlets et pas beaucoup d’eau.
On décide donc de remonter 5 miles et de prendre le petit canal qui nous mène 8 mn vers le inlet de Canaveral. C’est içi que je vais voir mon premier crocodile mais j’ai pas pu le photographié car je pensais que c’étais un tronc d’arbre qui flottait en surface, ce n’est que très proche quand il a plongé que j’ai réalisé que mon tronc était en fait un crocodile.
On doit faire une écluse, un peu particulière car pour vider l’eau de l’écluse, le débit est contrôlé par l’ouverture de la porte et non pas un système conventionnel de système de tuyaux. Ça faisait drôle de voir que la porte était entrouverte.
Une fois l’écluse fait, il reste un pont et par la suite j’en profite pour faire les pleins de fuel, d’essence et d’eau car l’accès pour le quai est archi facile.
Doris en profite pour faire une petite brassée de linge sale sur le quai en attendant que je fasse les pleins. Nous quittons donc vers 13h00 pour prendre le large par un superbe soleil mais encore peu de vent.
Ça sera notre dernière sortie en mer pour rallier l’ICW car à partir de West Palm Beach, on va traverser directement vers les Bahamas.
Une fois en mer, un petit vent du SE se fait sentir et je monte toutes les voiles soit la grand-voile, la trinquette et le génois et nous filons avec une légère gîte à près de 5 kn avec à peine 6-7 nœuds de vent réel.

Ukulu est vraiment impressionnant pour avancer avec si peu de vent mais quel plaisir de glisser ainsi sans trop de vagues. Les boys viennent me rejoindre et je file le parfait bonheur et pour combler le tout, nous attrapons un maquereau espagnol qui fût tout aussi bon que le thon.

Nous sommes vraiment proche de la côte car je ne veux pas aller trop au large pour ne pas avoir à lutter contre le Gulf Stream qui commence ici à être pas mal proche de la côte.
Nous arrivons le lendemain matin vers 10h00 et devons remonter la ICW sur 5 mn pour aller jeter l’ancre à Lake Worth qui est sublime par ces maisons luxueuses et aussi par la tranquillité du mouillage protéger de tous les vents. C’est en fait un lac qui est alimenté par l’ICW donc pas trop de courant et de la place pour y jeter l’ancre. On revoit plusieurs bateaux rencontrés au long de la ICW..
On rencontre aussi Judy et Pierre du bateau Temps de vivre 2, des amis du Lac Champlain. On avait essayé de se voir à d’autres occasions mais sans succès. On les invites à venir faire un petit 5à 7 qui sera finalement un 5 à 11. Charles se lie d’amitié avec leur garçon Jérémy (il a un game boy dans sa chambre ainsi qu’une télé donc pas besoin de vous dire que notre Charles à des atomes crochues avec ce garçon). Jérémy couche sur notre bateau et le lendemain, c’est nos 2 boys qui vont dormir dans le bateau de Pierre et Judy, un First 29 qui à bord déjà 3 adultes en plus des 3 enfants, tout les recoins sont utilisés pour y coucher tout ce monde.

Ce qui nous donne à moi et Doris notre première soirée libre mais disons qu’à 20h30 nous nous sommes endormis devant un film. On a donc pas profiter de notre soirée mais on a au mois bien dormi sans à avoir à gérer nos boys, ce fût fort apprécié.
Thomas c’est lié d’amitié avec Ben (Benoit Lévesque) (il travaille pour la même compagnie que Doris, il y a des ces coincidences !) l’équipier de Pierre et Judy, disons que Thomas prend ses amis un peu plus vieux.

On profite bien de cette escale pour aller visiter les alentours qui sent la richesse. Je n’ai jamais vu autant de BMW et de Mercedes de ma vie. Il y a aussi les résidences de luxe qui borde le Lake Woth. Il semblerait que Jack Nicklaus a une résidence ainsi qu’un yacht de luxe et aussi Tiger Wood..
Doris grée aussi la petite annexe Walker Bay avec le kit de voile et enseigne aux boys la base de la voile, ce qui aura un succès mitigé mais les boys semblent avoir du plaisir à faire de la voile dans cette petite embarcation. Malheureusement après 2 jours, le safran brise et on ne peut plus utiliser l’annexe, je vais tenter de la réparer plus loin dans le voyage.

Charles a attrapé son deuxième poisson et son secret est qui doit porter son habit de requin qui fait peur aux poissons

On va aussi faire des achats pour le bateau au West Marine et on fait le plein de bouffe au Publix qui est juste à côté du quai des annexes. On peut même y venir avec les carrosses et les rapporter par la suite. Dans ce quartier luxueux, on a l’impression d’être des robineux avec leurs carrosses plein à craquer mais on finit par s’habituer
J’aime bien cette escale car le mouillage est archi tranquille et tout est à la porter de la main. J’y resterais bien une coupe de semaine mais voilà que la météo annonce une fenêtre météo pour dans 2 jours et qu’après ils annoncent du fort vent du nord est donc pas possible de passer le Gulf Stream avec du nord avant Noël.. Comme on commence à avoir hâte de se baigner et de voir les Bahamas, on décide de prendre cette fenêtre dans 2 jours et d’activer nos préparatifs pour cette traversée
Ce qui nous oblige à faire une grosse épicerie pour stocker au maximum certains trucs comme les jus, la bière, la viande etc en un temps record !. Il nous aura fallu 2 voyages en annexe pleine à craquer, les photos parlent d’elles mêmes. Nous avons finit de classer le tout vers 23h00 et tombons littéralement endormis une fois dans le lit ayant dépasser notre heure critique de 20h00. C’est fou ce qui peut rentrer dans ce bateau.

Par contre, on a perdu la ligne d’eau encore une fois avec ces rajouts de bouffes, on venait tout juste de la regagner !
On a eu ’’sur le bras’’ de Publix, 9 caisses de jus et de liqueurs…dommage que ça pas été la bière !
C’est que lorsque nous sommes arrivées à la caisse avec nos 2 chariots plein à craquer de jus, de bière, d’eau et de liqueurs, le préposé à l’emballage à pris un des paniers et la passé lui-même devant la caissière mais cette dernière ne semble pas l’avoir vu faire car elle n’a pas facturé le contenu de ce chariot. Merci à Publix ou plutôt au préposé ! On boira un coup à sa santé !
On prépare le bateau en un éclair et je fais aussi le changement d’huile qui en avait bien besoin. On est finalement près le lendemain vers midi et nous relevons le mouillage pour aller faire le plein d’eau et de carburant. Nous prenons la mer vers 15h00 avec le bateau de Pierre et Judy….suite dans le prochain envoi !
Petite intrigue sur la prochaine photo, qui est qui ? …la réponse sur le prochain récit !
GUY DORIS

4 ième partie West Palm Beach aux Bahamas
Au moment d’écrire cette partie, nous sommes aux Bahamas depuis près de 2 mois (Georgestown), il faut donc faire travailler les neurones afin de se souvenir de tout ou du moins le plus possible !
Le 4 décembre, en compagnie du voilier Temps de vivre 2 de Pierre et Judy, nous quittons le mouillage de Lakeworth après l’heure du dîner, passons à la station-service pour les pleins (diesel, essence et eau) et prenons le large vers 15h. Le vent d’une dizaine de nœuds est de direction sud-ouest donc parfait pour du travers-largue. Nous établissons les quarts habituels de 3 h, et un beau coucher du soleil coïncide avec notre entrée dans le Golfe Stream.
Avec un cap donnant vers le sud (alors que nous nous dirigeons vers l’est), nous le traversons sans trop de problème, juste une houle plus courte qu’à l’habitude. Vers minuit ce fameux courant montant est passé et pouvons reprendre le cap normal vers l’est. Comme le vent molli pendant toute la nuit, il y a des périodes de tangage mais somme toute réussissons à faire du 5 nœuds. Sauf qu’au matin (vers 6h), les vents légers nous obligent à partir le moteur pour pouvoir avancer rapidement et atteindre notre objectif de Great Styrup Cay dans le nord des Berries. (Notre premier objectif était Port Lucaya, mais en cours de nuit vu l’avancement nous décidons de pousser plus loin : les Berries)
Quelques petites averses dans la journée rendent la journée du 5 décembre maussade, mais tous réussissent à s’occuper à l’intérieur. Et en fin de PM, voyons poindre le phare de la pointe nord des Berries, on réussit à atteindre comme souhaité le mouillage de Styrup Cay. Quatre voiliers québécois, qui avaient quittés plus tôt hier le mouillage de Lakeworth, y sont aussi ancrés. On fête notre arrivée aux Bahamas avec chips, liqueurs et bière. Après le souper, le sommeil vient vite, car la nuit dernière fut plutôt pauvre en heures de sommeil.
Une famille heureuse d’être enfin arrivé aux Bahamas !
10 jours dans les Berries
Le lendemain matin, avec un soleil resplendissant, la couleur de l’eau est la plus grande surprise des boys, ils n’en croient pas leurs yeux, et veulent évidemment s’y baigner !!
Ce que nous faisons en famille, de même que l’équipage de Temps de vivre 2, leur baignade est plus courte car ils doivent quitter pour rallier Nassau, puisqu’ils ont un équipier (Benoit Lévesque) à débarquer. Et s’ils décident de rester ici ils ne pourront se rendre à Nassau avant une semaine car un important cold front (vents NE de 20-25 kn) est annoncé, à partir de ce soir. Nous nous quittons ce mouillage vers 10h et naviguons au moteur vers le sud, le long de la côte, pour rejoindre White Cay, afin de nous y ancrés pour les jours à venir. À la grande joie de tous, Thomas et Guy nous pêche notre premier poisson des Bahamas soit un « jack » qui fût assez sportif à sortir et naturellement très bon au souper !

A notre arrivée, nous sommes accueillis par Christian Faucher (qui travaillait au même bureau que Doris), qui nous dirige vers la zone de mouillage où sont d’autres voiliers (Tourelou avec Lucie et Jean, Matsu avec Linda et Tim) (le voilier de Christian : Esperanto étant ancré à environ 2 miles au sud). Nous sommes bien chanceux d’avoir cet accueil et cet encadrement puisque Christian connaît bien les Bahamas, lui et sa famille (Sylvie, Marika 13 ans et Janie 10 ans) y ont navigués voilà 3 ans.
Aussitôt ancrés, ils nous prennent en charge pour aller voir le blue hole, il s’agit d’un lac intérieur très profond qui est alimenté par l’eau de mer. L’endroit est impressionnant et on s’y baigne. La fin de journée est pour la remise en ordre du voilier.
Blue hole
Pour la suite du voyage aux Bahamas, nous ne pourrons raconter ce qui se passe chaque journée, car à partir de notre arrivée aux Bahamas, nous avons perdu la notion du temps ! En général, les journées se déroulent comme suit, en avant-midi : 2 h de travaux scolaires (école) pour Charles et quelquefois pour Thomas, et en après-midi, on fait une activité à l’extérieur du bateau; soit de la plongée, de la baignade sur les nombreuses plages disponibles, des visites. Un midi, nous, en compagnie des équipages de Espéranto et Tourelou, allons dîner au petit resto de Flo’s Cafe présent dans le secteur (en fait, seule habitation du secteur), on y mange des conches frites et des hamburgers.
Au Flo’s Café la coutume veut qu’on épingle 1 dollar sur lequel le nom du voilier
Un autre midi, après être passés dans les mangroves, nous allons pique-niquer sur une plage au nord et allons nous promener sur le côté de l’île qui donne sur la mer pour se baigner dans les vagues, les enfants y sautent. Par la suite, il y a une pêche au large avec Christian et Jean, comme les vents ont été forts dans les jours précédents, les eaux ne sont pas claires, mais ils réussissent à prendre 2 poissons.
Les Berries en photos :
Thomas en homme de plage

Thomas en homme grenouille
Dîner sur la plage avec les équipages des voiliers Espéranto, Tourlou et Matsu
Randonnée dans les mangroves
Une semaine à Nassau
Vers le 17 décembre, au matin (vers 6 h), on, en compagnie de Tourelou, quitte White Cay en direction de Nassau (38 miles). Espéranto fait de même dans la journée, car leur endroit d’ancrage ne permettait pas de sortir tôt, ils devaient attendre la marée. Le vent est du nord-est de 10-15 kn, ce qui permet de faire une bonne vitesse puisque nous atteignons Nassau vers 14 h. Doris barre pendant toute cette traversée, elle est aux petits oiseaux !!
Comme nous n’avons pas encore faits nos douanes aux Bahamas, on s’y accoste, et on règle le tout : formulaires et frais (300$). Puis on va s’ancrer au mouillage ouest devant Atlantis, la zone nous est familière car nous y sommes venus de l’an dernier avec André et Carole sur leur voilier Magika. Comme les fonds et les courants de ce secteur demandent une vigilance constante, nous ne quittons pas le voilier, sauf 2 fins d’après-midi qui sont calmes et nous permettent d’aller faire des visites à Atlantis. Les boys sont fous de joie et veulent tout voir !
Complexe Atlantis
Les 20-21 et 22 décembre, on est à Atlantis, nous y avons pris un quai pour 2 soirs (on partage les frais avec l’équipage d’Espéranto), ce qui nous donne accès au complexe hôtellier avec aquarium, plage, piscine, glissades, … On s’y amuse pendant les journées, en fin de journée (16h) nous passons au cinéma de la place et rejoignons sur notre bateau l’équipage de Espéranto, pour y faire le classique happy hour et un souper commun de pâtes. Les 2 soirées passées ainsi sont très agréables. Au midi de la dernière journée, on quitte la marina et allons ancrés le voilier dans le mouillage est de Nassau pour faciliter le ravitaillement (épicerie et fuel).
Visite de l’aquarium
le fameux prédateurs des eaux Bahamien
La glissade préférée de Charles

Les nombreuses piscines du complexe Atlantis
Le 23 décembre en début de PM, en compagnie de Espéranto, on quitte pour se rendre dans les Exumas (environ 25 miles). Un petit délai lors du désancrage (notre chaîne s’étant coinçé sous une ancienne ancre à jas présente dans le fond) nous permet de suivre Espéranto, mais un peu plus tard, nous les laissons filer à moteur, car un surchauffage de notre moteur nous oblige à l’arrêter et se mettre à la voile pour compléter la traversée du Yellow Bank, On arrivons finalement à l’ancrage de Highbourne vers 21h sous une pleine lune radieuse est un vent léger de 7-8 kn, qui nous permet de faire 5-6 kn, quoi de plus parfait !
10 semaines dans les Exumas
La majorité de notre voyage dans les Bahamas se passera dans les îles des Exumas. En moyenne nous passons une semaine à chaque endroit. Les quelques jours à Highbourne nous permettent de revivre notre semaine de vacance de l’an passé, car nous y étions venus avec André et Carole, sur leur voilier Magika, pour 2 jours. Nos amis Linda et Tim du voilier Matsu y sont aussi depuis quelques jours. Le 24, les gars (Guy et Christian) vont faire une pêche au large, et ils ramènent du poison pour nos réveillons familiales, sauf qu’avant nos réveillons respectifs nous avons été invités sur le voilier Matsu (Passport 51) de Linda et Tim pour l’happy hour; belle soirée !
Le lendemain pour la journée de Noël, nous allons en annexe à l’île voisine au nord : Allens Cay, pour y voir les iguanes qui y habitent. Nous apportons un petit pique-nique, que nous devons finalement manger dans notre annexe car les iguanes sont assez harcelantes lorsqu’elles nous voient approcher.
Les iguanes de Allen Cay
Notre brave Charles devant des êtres préhistoriques

La gang d’Espéranto nous y rejoint, et on part plonger sur le côté ouest de l’île. On y pêche un petit crabe et quelques poissons, on se régalera donc pour le souper de Noël ! Et comme cadeau, Christina de Espéranto nous donne une superbe langouste que nous dégustons avec joie comme souper de Noël.
Langouste au lieu de la fameuse dinde!

Thomas et Charles vous souhaitent Joyeux Noël !
La journée suivante, on voulait aller montrer la superbe plage de Spirit Cay à nos amis d’Espéranto mais en s’y rendant en annexe on décide d’arrêter faire une petite plongée près de Tea Table Cay, en environ une heure, on en ressort avec 5 belles langoustes dont une grosse de 6,5 lbs pêchée par Doris.
La belle et la bête......félicitations à Doris pour sa prise !

Avec la pêche miraculeuse que l’on vient de réaliser, on retourne aux bateaux et décidons de faire un souper commun sur Ukulu. On se fait une orgie de langoustes !
Nos amis Christian et Sylvie d’Espéranto
La journée de notre départ du mouillage de Highbourne, on arrête finalement à Spirit Cay en voilier en faisant un petit ancrage de quelques heures, on s’amuse tous dans l’eau, surtout Christian avec les boys, qui y font de la lutte !!
Les Ukuliens à la plage de Spirit Cay, notre préféré
On revient à nos voiliers pour poursuivre nos routes vers Norman Cay, on y arrive en fin d’après-midi. On reste dans la partie nord du mouillage, alors que la majorité des voiliers sont dans la partie sud. Le jour suivant on va à la plage face au Mac Duff Café, la famille d’Esperanto y est déjà, et on va visiter le secteur de l’île où il y a déjà eu un cartel de drogues qui a été démantelé en 1993.
Voici le cartel de Norman’s Cay : Janie, Marika, Charles et Thomas
Les installations sont un peu détruites mais on voit bien l’ensemble de l’organisation. Petite baignade de fin d’après-midi. Le lendemain, on poursuit notre route vers le sud; on a quelques miles à faire pour se rendre à l`île suivante qui est Shroud Cay, sauf que les vents de 15 kn sont du sud-est ce qui ne nous permet pas de faire un bon cap, surtout que nous sommes dans la partie nord du mouillage nous devons contourner le banc de Norman Stake.
En plus de ne pas avoir le vent adonnant, nos manœuvres à bord ne tournent pas bien : une des lignes de pêche se mêle à l’éolienne lors d’un virement de bord, une des défenses tombe à l’eau ce qui nous demande de virer pour aller la récupérer.
L’île de Shroud est un peu différente des autres, c’est quelle est presqu’exclusivement constituée de mangroves (arbres de palétuviers qui ont leurs racines dans l’eau). Il y a donc des petits chenaux que l’on peut faire en annexe pour se rendre de l’autre côté de l’île. C’est ce que nous faisons une de ces journées. On se rend ainsi du côté est de l’île, où les vagues sont plus formées, au grand plaisir des boys, qui y font du surf !
Thomas en préparation pour un surf

Charles en plein action en surf
Attention aux filles…les body boys vont revenir en ville bientôt !

Et au retour par le chenal, ils on droit à une « ride » sur la planche qui est traînée par l’annexe !
Comme la météo des prochains jours (qui sera le début d’année 2008) annonce un cold front, les voiliers se trouvent des mouillages protégés. Nous décidons d’aller à Warderick Wells, de même pour Matsu, alors que l’équipage d’Espéranto remontera vers le nord (Ship Channel Cay).
Donc pour la journée du 31 décembre, on navigue, encore au près pour se rendre à Warderick Wells, on s’y ancre près de Emerald Rock. Pour fêter la fin de l’année, il y a un happy hour, genre pot luck, est organisé sur la plage d’un bureau d’accueil de Exumas Park. On y participe donc, en compagnie de Linda et Tim. Il y avait environ une douzaine d’équipage, tous de langue anglaise, mais nos boys ont bien aimé l’ambiance : feu de camp, musique, .. et surtout les petits plats présents sur la table, hein Charles les brownies étaient excellents !! Une pluie à 19h fait que les équipages retournent à leur voilier.
Compte-tenu de conditions météo (cold front), notre première semaine de 2008, nous la passons au bateau, dont 3 jours dans le voilier dû au vent de 25-35 kn du NE, les autres journées nous allons faire des randonnées sur l’île dans les différents sentiers du parc. A la fin de la semaine, nous allons visiter la partie sud de l’île au il y a une ancienne zone utilisée par des pirates : Pirate Lair.
Nos grands explorateurs :

Et un certain midi, on voit arriver nos amis de Espéranto et nous les accueillons déguisé en pirate à leur grande surprise. Et depuis, nous avons hissé le drapeau des pirates dans nos barres de flèches. On est tous bien contents de se revoir, ils nous invitent pour un souper à bord de leur voilier, très belle soirée, nos familles ont plusieurs affinités !
Les Ukuliens devenus les pirates des Caraïbes !
Le lendemain midi, je pars avec le walker bay pour une petite sortie avec Charles, et on se rend à la plage près du Pirate Lair. Guy et Thomas arrive nous y rejoindre en annexe, et plus tard, la famille de Espéranto, à qui on avait parlé de l’endroit ! Les Ukuliens y marchent par le sentier et y font la surprise aux Espéranto !


Dans les jours qui suivent, on (Espéranto, Matsu et Ukulu) quitte pour continuer notre route vers le sud, on se rend donc à Big Major, qui est le mouillage près de Staniel Cay. Il y a aussi à proximité la plage aux cochons qui n’est pas très invitante puisque ces derniers semblent affamés !
Donc un après-midi, pendant que Guy, Tim et Christian vont à la pêche, on préfère aller à la petite plage nord-est. On s’y amuse bien : fléchettes, frisbee, balle. Et en fin de PM, on va visiter la grotte près du village, y plonger est très impressionnant ! C’est l’endroit où a été tourné le film Thunderball.
Les agents 007 avec la belle Janie !!!!
La journée suivante, notre sortie est pour la visite du village, et on soupe au « Cook Out », il s’agit de nourriture locale faite par les femmes de la place. On se régale tous et les boys se font des amis locaux en jouant sur la plage. Nos boys comprennent bien l’importance d’apprendre l’anglais.
Après quelques jours passés à cet endroit, on (Espéranto, Matsu et Ukulu) quitte pour l`île suivante au sud, Black Point à environ 10 miles, un vent au près mais léger nous permet de faire de la belle voile ! Ce mouillage devant ce petit village est bien plaisant.
Mouillage devant Black Point








